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L'Histoire

2018, dans un futur post-apocalyptique la guerre entre hommes et machines donne l'avantage à Skynet et ses Terminator. Bravant les desseins de Skynet, John Connor, figure emblématique de la résistance va à la rencontre de son destin. Lors d'une mission, il met à jour un plan obscur des machines, capturant des humains. Sans comprendre la finalité de ce qu'il a découvert, il a pourtant à préparer une attaque d'envergure, un assaut décisif disposant d'une nouvelle arme. Les hommes auraient-ils trouvé une faille dans Skynet ? Mais n'est-ce pas plutôt l'inverse en la personne d'un certain Marcus ?


Notre avis

Commençons par les bonnes nouvelles : le casting est réussi. Que ce soit pour les acteurs (tous crédibles dans leurs rôles respectifs) ou le reste, et en second lieu la musique, signée Danny Elfman (qui pour le coup est, lui, un habitué du genre fantastique, les Tim Burton en particulier). Ensuite, les effets spéciaux sont très réussis et les ambiances graphiques bien rendues (les couleurs et le grain des scènes de commandos sont dans un style La chute du faucon noir, du plus bel effet).

Mais, que de louables efforts de production en vain car le scénario semble livré à lui-même et les bizarreries sont nombreuses (à moins qu'il y ait eu des scènes les expliquant, coupées au montage, mais le film n'est pourtant pas trop long 1h48) : placement de Marcus dans une chronologie Skynet peu plausible, une enfant muette - peut-être représentante de l'espoir des générations futures - en doublon avec l'enfant de M. et Mme Connor à naître, réparation d'une radio en 2 minutes, incapacité des Terminators à utiliser convenablement leur puissance de feu, transplantation sans test de compatibilité... la liste est longue.

Et pourtant le raccourci serait facile à vous confier, sans dévoiler l'intrigue quelque peu légère, que finalement "on vous avait prévenu" : pour ne pas prendre de risques, Hollywood recycle ses classiques ou adapte des best sellers. Des années que nous vous en parlons... et nous y sommes. Il serait encore plus facile de vous dire que finalement McG fait exactement ce qu'ont fait avant lui Christopher Nolan et J.J. Abrams, respectivement avec Batman et Star Trek : signer un épisode complémentaire d'une saga existante qui fait le bilan de ladite saga tout en jetant les bases d'une nouvelle, arguant que l'on va faire mieux (parfois en réussissant). Et là, encore, on pourrait dire que dans la famille "remakes et sagas interminables", Terminator Renaissance, c'est davantage à Terminator ce que Superman Returns est à la saga Superman, et malheureusement pas ce que Batman Dark Knight ou Batman Begins sont à la saga Batman (et pourtant, il y a Christian Bale !).

Et bien justement cela serait facile... certes les dernières minutes du film sont sans équivoque : Terminator il y a eu et Terminator McG il y aura. La page est tournée et on nous annonce une belle saga ! Ce qui est important c'est de casser du Terminator ! Mais Terminator Renaissance réussi là où Terminator 3 Le soulèvement des machines. Poursuivre la saga en la revisitant, mais sans trop la dénaturer, comme le fait d'ailleurs la série TV Terminator : les chroniques de Sarah Connor. Les clins d'oeil aux précédents opus sont légions (la scène de la fabrique, l'Atari Portfolio devenant un Sony Vaio, le T800 en fusion façon T2 liquéfié mais sublimé, la voix off de Linda Hamilton, l'apparition virtuelle du Gouvernor Arnold Schwarzenegger, un T600 écrasant un crane humain avec son pied). Le film rend parfois hommage aux classiques du genre, de Mad Max (post-apocalyptique par excellence) à Star Wars (Anton Yelchin a tout d'un Hayden Christensen miniature) en passant par Matrix (rappelant au passage que la célèbre trilogie a beaucoup emprunté aux Terminator schwarziesques de James Cameron).

Film hommage donc à Terminator et aux films du genre, film de transition avec une nouvelle saga (Terminator 5 est en production et Terminator 6 sur les rails !), film de science-fiction divertissant sans vraiment tomber dans le ridicule, graphiquement fort et avec de bonnes idées. Cela se regarde mais peut-être en vidéo, un essai à transformer pour McG ! Ce qui est sur c'est qu'on aura l'envie de retrouver ce cher Arnold Schwarzenegger avec James Cameron aux commandes; retrouver ce souffle des traques de Terminator dignes des films d'horreur et entendre, juste une fois, pour faire de beaux rêves, un petit Hasta la vista baby : toute une époque... révolue.


Terminator Renaissance
Réalisé par McG - 2009

Sortie en salles le 3 juin 2009
Titre original : Terminator Salvation
Musique de Danny Elfman

Avec Christian Bale (John Connor, le sauveur prophétique de l'humanité), Sam Worthington (le plan B de Skynet, John Connor et surtout de McG), Anton Yelchin (campe Kyle Reese, le papa de John Connor), Bryce Dallas Howard, Moon Bloodgood, Helena Bonham Carter et Michael Ironside.

[Le site Officiel de Terminator Renaissance ]