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Robocop (2014)

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Affiche du film Robocop (2014)Nouvelle époque, mêmes concepts avec la caméra de José Padilha qui succède donc à Paul Verhoven pour ce reboot. La nouvelle mouture de Robocop renoue avec les éléments emblématiques de la saga originale (Vintage is beautiful !). Cependant aucun clin d'oeil aux castings des versions précédentes. Pas de Peter Weller (Robocop 1 et 2), Robert John Burke (Robocop 3) ou de Nancy Allen, qui jouait dans les trois opus.

A la rencontre de l’humanité et de la technologie, s’ils fusionnaient, qu’est-ce qui caractériserait chacun des deux mondes et quelle serait la part d’humanité non transmissible, non reproductible par la machine… L’identité d’un homme, son âme, peut-elle être reproduite par la technologie ?

 

 

La part d’humanité qui est en nous est d’ailleurs caractérisée par des éléments assez classiques : vanité, orgueil, intolérance, arrogance, défauts humains dont la machine est dépourvue. Il semble que l’altruisme, l’amour, le don de soi ou la Vérité soient du côté de l’homme.

En découle tout un panel de leviers de réflexion autour de la société parfaite et donc sécuritaire, de la place des technologies dans notre monde civilisé, des privations de libertés acceptables pour pouvoir les garantir.

Ce genre de thèmes trouve abondamment écho en science-fiction : Demolition man, Terminator (qui a donné lieu à un crossover avec Robocop dans les années 90), Avatar, Tron et Matrix bien sûr. Mais alors qu’Avatar décharne l’âme, Demolition man critique la société parfaite et sans âme, Tron factorise l’identité ou que Matrix ramène le débat à la question du déterminisme, Robocop pose par essence la question de la place de la technologie dans le quotidien, la frontière entre l’Humain et la Technologie.

Anciennes et nouvelle versions se rejoignent donc sur le fond. Sur la forme, les codes des années 80 sont repris : musique de générique, fonte des lettres, références à l’OCP de manière discrète (qui présage de la reprise de la franchise), lois technologiques (les règles à respecterpar la machine sont transformées en un simple « code rouge » plus digeste)...

L’ensemble est modernisé à grands renforts d’effets spéciaux (dirigés par James E. Price qui supervisait ceux de Pacific Rim) et de seconds rôles peu présents à l’origine. Le rôle principal de Murphy, le flic intègre, est dévolu à un inconnu (ou presque). Celui de son épouse également (la production n’a pas souhaité recourir à un top model ce qui la rend plus crédible). Mais le scientifique, l’entrepreneur et le magna des médias sont incarnés par des poids lourds du cinéma hollywoodien, adeptes du film fantastique, respectivement Gary Oldman (Le 5e élément, Batman Begins, Le Livre d'Eli), Michael Keaton (Batman, Beetlejuice) et Samuel L. Jackson (Incassable, Star Wars 3, Avengers).

Joel Kinnaman alias Murphy dans RobocopModernisé aussi dans le saupoudrage d’éléments actuels ou anticipatifs : surveillance façon Person of interest (qui accueillait d'ailleurs Robert John Burke), drônes et automatisation, cybernétique, TIC, géopolitique... Le budget de 100 millions de dollars permet de voir large.

Si certains éléments sont bien trouvés (l’ouverture du film dans un Téhéran sécuritaire réveillera ceux et celles qui pensaient voir un autre remake d’un autre film de plus de 20 ans), d’autres paraissent moins crédibles (la régénération des tissus brûlés fait un peu trop ombrage aux traitements de la peau ridée), voire incohérents (deux scènes qui se suivent immédiatement se déroulent l’une dans l’après-midi, l’autre en pleine nuit... qui tombe certainement très vite à Détroit).

L’ensemble n’est pas désagréable et constitue un bon divertissement au rayon science-fiction. L’on pourrait même penser qu’il s’agisse d’une sorte de remastérisation de l’original : lifting d’effets spéciaux, lifting technologique, lifting dans la réalisation (cadrage et photographie davantage dans l’air du temps).

La franchise est donc réouverte avec un Robocop campé par le suedois Joel Kinnaman... elle reposera des questions sur les libertés individuelles et l’omniprésence technologique au quotidien dans les démocraties... le paradoxe de Murphy (et non la loi).

 

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